Chacun ses avantages...

Parmi toutes les contraceptions existantes, le choix est large. La pilule et l'implant s'opposent alors dans un débat, où chacun a ses arguments.

Certes, l'implant a l'avantage pratique de ne pas avoir de règles d'observance, donc pas de risque d'oubli. Mais, même si cela rassure et retire bien des préoccupations (le risque d'oubli, le décalage horaire en cas de voyage...), ce n'est qu'un détail technique...

 

Bien entendu, tout deux ont un taux d'efficacité très élevé, proche de 100%. Cependant la pilule, quand elle est bien prise, s'en rapproche plus -à 99,5% - que l'implant, qui reste en retrait à 99%. Ces 0,5 % de différence signifient, théoriquement, que si l'on administre ces deux méthodes de contraception à 1000 femmes, il y en aura 5 femmes de plus parmi celles prenant l'implant qui tomberont enceintes qu'avec la pilule.

 

L'implant et la pilule rivalisent également au niveaux des délais. Tous deux efficace très rapidement, l'implant voit ses effets arriver dans les 24h suivant sa pose, et la pilule bloque la fertilité dès le premier jour, à condition que le premier comprimé soit pris le premier jour des règles. Dans les deux cas, et comme avec les autres moyens contraceptifs, le retour à la fertilité est rapide après le retrait de l'implant ou l'arrêt de la prise de pilule. Les taux hormonaux retournent en principe à leurs valeurs initiales en moins d'une semaine (nous disons ici «en principe», car le délai peut être un peu plus long si la prise du contraceptif dure depuis plusieurs mois ou années..).

 

L'implant bénéficie également de l'avantage d'être un progestatif seul; il convient donc à beaucoup de femmes. En particulier en cas de contre-indication aux oestro-progestatifs.

Enfin si l'implant comble les grandes distraites, la pilule fait profiter ses utilisatrices d'un confort de vie. En effet, sous contraception hormonale, les règles sont alors de « fausses règles », ce qui prévient les métrorragies fonctionnelles (des saignements anormaux entre les règles) ou la dysménorrhée (règles douloureuses). La prise d'oestroprogestatif a également pour effet de régulariser en général les cycles des règles, de les rendre plus courtes et de diminuer l'abondance des saignement. Ainsi, la pilule réduit le risque d'anémie chez les femmes qui ont des règles abondantes ou prolongées, et de ce fait manquent de fer, indispensable à la formation des globules rouges. Avec la micro-pilule, qui ne contient qu'une faible dose de progestatif de synthèse, les règles sont beaucoup moins abondantes et peuvent même disparaître. Alors qu'avec l'implant, qui diffuse une dose en continue de progestatif, les règles peuvent soit devenir plus abondantes, soit, même si c'est plus rare, disparaître.

On estime également que 10% environ des femmes souffrent d'endométriose (prolifération de l'endomètre dans les régions hors de l'utérus, ce qui peut provoquer des douleurs ). Chez ces personnes la diminution du flux menstruel va leur apporter un confort de vie.

L'implant peut également traiter ce problème, même si on préférera plutôt l'utilisation de progestatif à forte doses. 

 

De plus, les pilules oestroprogestatives faisant appel à un progestatif de troisième génération permettent de diminuer l'acné car elles n'ont pas d'effet androgénique (lié aux hormones mâles). A l'inverse, certaines pilules plus anciennes, dont le progestatif est dérivé des hormones mâles, peuvent chez certaines personnes, entraîner ou plutôt aggraver une acnée préexistante.

Pour finir, la pilule a également un effet sur l'hyperpilosité, que la régulation du taux hormonal permet de rendre moins importante.

                                                                                                           E.R   

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